Où trouver de l'eau sur un itinéraire, comment juger un point d'eau, et les trois méthodes reconnues pour désinfecter une eau douteuse.
La règle du randonneur : ne jamais dépendre d'un unique point d'eau. Repérez à l'avance les fontaines de village (souvent raccordées au réseau contrôlé), les sources cartographiées et leurs relevés récents, et l'espacement entre eux — au-delà de 10 à 15 km sans eau par temps chaud, partez chargé. C'est exactement l'analyse que fait Où Boire ? sur une trace GPX : points à moins de 300 m du tracé et segments sans eau signalés.
Priorité aux eaux contrôlées (réseau public, signalétique « eau potable »). Pour une source sauvage : préférez l'eau qui sort de terre à celle qui a ruisselé, méfiez-vous de tout ce qui est en aval de pâturages, refuges ou habitations, et rappelez-vous qu'une eau claire et glacée peut héberger bactéries et protozoaires sans le moindre goût suspect.
Les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé pour le traitement de l'eau à domicile ou en itinérance reposent sur trois familles : l'ébullition (porter l'eau à gros bouillons ; c'est la méthode la plus sûre contre bactéries, virus et parasites), la filtration (filtres portatifs dont les pores retiennent bactéries et protozoaires — vérifier qu'ils sont annoncés pour ≤ 0,2 micron), et la désinfection chimique (comprimés chlorés en respectant dose et temps de contact ; efficacité réduite en eau trouble, qu'il faut préfiltrer). En zone d'élevage, combiner filtration puis chimie est une pratique courante.
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Où Boire ? — la carte des sources d'eau de France
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